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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 12:16

N'ayant pu convaincre le roi du Portugal, Christophe Colomb se rend en Espagne pour faire part de son projet aux souverains espagnols.


En 1484 il obtient une entrevue avec le prieur du monastère de la Rabida (Huelva), Juan Perez, qui se trouve être le confesseur de la reine Isabel la Catholique.


Cet homme d'Eglise se montre très intéressé par le projet de Colomb et arrange un rendez-vous avec la reine d'Espagne.


Colomb impressionne beaucoup la reine Isabel. Elle est séduite tant par sa prestance que par les récits qu'il lui fait, décrivant des navires chargés d'or et d'épices. Malheureusement, la guerre de reconquête qu'elle mène contre les Arabes est plus urgente. Les projets de Colomb sont remis à plus tard.


Le 1er Janvier 1492, les rois catholiques prennent la ville de Grenade et en finissent avec la domination Arabe en Espagne. C'est l'euphorie dans tout le royaume et Isabel réussi à convaincre son époux, le roi Ferdinand, de financer le voyage de Christophe Colomb.


Le 17 Avril 1492, le roi signe les "Capitulations" de Santa Fé, faisant de Colomb Grand Amiral de la Mer Océane, Vice-Roi des Indes, propriétaire et gouverneur de toutes les terres qu'il découvrira.


A Palos de Moguer (Huelva), Colomb doit recruter son équipage. Mais les candidats sont peu nombreux. Effrayés par une telle expédition beaucoup de marins refusent de le suivre. Il faudra donc recruter des hommes peu recommandables.


Une centaine de marins basques et andalous sont finalement engagés. Pour commander les trois frêles caravelles qu'on a bien voulu accorder à Colomb, il obtient le concours les frères Pinzón. Martin Alonso Pinzón commandera la Pinta, Vincent Yanes Pinzon dirigera la Niña tandis que Colomb sera aux commandes de la Santa María.


La veille du départ, les marins se réunissent dans la petite église de Palos et se mettent à prier, effrayés par le voyage qui les attend, se remémorant les contes de montres terribles qui peuplent le grand océan.


Le 3 Août à l'aube, les trois caravelles mettent le cap vers les Canaries.


carav43
 La traversée de l'Atlantique.


Avant le départ, Christophe Colomb avait assuré à ses compagnons qu'ils toucheraient terre au bout de 750 lieues (4000 km) et un mois de navigation.


Jusqu'au 22 Août le voyage se passe comme tout le monde l'espérait. Mais certains marins commencent maintenant à avoir peur de ne plus jamais revoir les côtes espagnoles.


Colomb réussi à leur redonner confiance et le voyage se poursuit sans encombres jusqu'au 6 Octobre. Il n'y a plus de vent, les navires n'avancent plus.


Les marins basques, se sentant perdus, se mutinent et tentent de passer Colomb par dessus bord. Pinzón parvient à leur faire entendre raison.


Le 10 octobre, c'est la presque totalité des marins qui se mutinent. Colomb est pris à parti par des hommes qui se sentent trompés.


C'est alors que l'Amiral leur propose de leur laisser le contrôle de la flotte si le vent ne se lève pas dans les prochaines heures et s'ils n'aperçoivent aucun indice d'une terre proche.


Par chance un bout de bois taillé vient frôler la coque de la Pinta. Puis on recueille un rameau porteur de petites fleurs. Cela ne fait plus aucun doute, la terre est proche.

 

carav25

Dans la nuit du 11 au 12 Octobre tous les yeux scrutent l'horizon. Il est 2 heures du matin quand un coup de canon est tiré par la Pinta. Juan Rodriguez, un matelot de Séville, a repéré la terre.


Mais il ne touchera pas la prime promise par la reine à celui qui verrait le premier la terre. Christophe Colomb se l'appropriera en prétendant l'avoir vue le premier. Au lever du soleil, la vision est merveilleuse.


Les marins peuvent admirer une île tropicale couverte d'une végétation luxuriante, bordée de plages de sable blanc, au milieu d'une eau turquoise.


Du navire les hommes aperçoivent des hommes et des femmes nues à la peau brune.

 

Les navires accostent sur une petite île des Bahamas. Elle est comme de juste baptisée «San Salvador»(Saint Sauveur) par les Espagnols.


Les marins, à terre, sont bouleversés par... la nudité des pacifiques Taïnos, des Indiens du groupe des Arawaks.


Malgré ou à cause de leur nudité, les femmes indigènes les attirent. Cela leur vaudra de ramener en Europe, sans le savoir, une terrible maladie vénérienne, la syphilis.


En contrepartie, les Européens amènent aux habitants de ce Nouveau Monde des maladies comme la rougeole qui vont les décimer en quelques années, plus sûrement que les arquebuses et les épées.


Les navires ne s'attardent pas et poursuivent vers ce qui sera plus tard connu comme l'île de Cuba.


Une homonymie des noms convainc Christophe Colomb qu'il est aux portes de l'empire chinois du Grand Khan.

 


Découverte d'Haïti


Le 6 décembre 1492, Christophe Colomb et les deux bateaux qui lui restent arrivent en vue d'une nouvelle île que les indigènes appellent Ayiti (Haïti) ou Quisqueya.


Les Espagnols la rebaptisent Isla española (dont on fera Hispaniola). L'île séduit les Européens par sa beauté et recèle quelques ressources aurifères dans le sous-sol et les rivières.


Dans la nuit de Noël, la lourde Santa Maria s'échoue sur la grève, au nord de l'île.


Faute de pouvoir ramener tous les hommes en Espagne, l'Amiral fait construire un fort avec les débris du navire et laisse sur place 39 hommes.


Le 4 janvier 1493, enfin, il prend le chemin du retour avec la Niña. Après une difficile traversée, le 31 mars, c'est l'entrée triomphale à Palos puis à Séville, où les habitants se pressent pour voir et toucher les sept Taïnos que Colomb a ramené des îles et que l'on qualifie aussignsitôt d'«Indiens» (car chacun croit que leur terre d'origine fait partie des Indes). 


Malchanceux, Martin Alonzo Pinzón suit Colomb à quelques heures d'intervalle. Il meurt quelques jours plus tard, terrassé par la syphilis.


À Haïti, les choses tournent très mal pour les hommes restés sur place. Plutôt que de se tenir tranquilles, ils tentent de soumettre la tribu du cacique (chef taïno) Caonabo. Ce dernier réagit en attaquant le fort et massacrant ses habitants.


Mauvais début pour la colonisation.

 

 

 

 

 


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